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Le maire d’Agen, Jean Dionis, son adjoint Mohamed Fellah et Etienne Bousquet-Cassagne, responsable du FN dans le département ont rapidement réagi sur Twitter. ©archives « Sud Ouest »

L’État islamique a revendiqué l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) commis ce mardi matin. En Lot-et-Garonne, les réactions ne se sont pas faites attendre

Deux hommes ont fait irruption ce mardi matin vers 9h-10h en l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans l’agglomération de Rouen. Munis d’armes blanches, ils « sont arrivés dans l’église et ont pris en otage cinq personnes qui se trouvaient » à l’intérieur, a détaillé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Après l’arrivée sur place des hommes de la BRI de Rouen, « les deux preneurs d’otages sont sortis de l’église, se sont retrouvés face » aux policiers qui les ont « neutralisés et abattus ». Le prêtre, Jacques Hamel, 84 ans, a été égorgé. Un autre otage est entre la vie et la mort. C’est une religieuse qui a pu s’enfuir qui a donné l’alerte.

Si François Hollande a dénoncé « un ignoble attentat terroriste », commis par « deux terroristes se réclamant de Daesh », il n’a pas été le seul à réagir. Ainsi, les élus lot-et-garonnais ont rapidement posté des tweets sur le réseau social. On observe déjà des différences sémantiques selon les personnalités.

« Refus de l’inacceptable » pour Matthias Fekl

Sans doute sa position de secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, membre du gouvernement de Manuel Valls, incite Matthias Fekl à la compassion. Le Lot-et-Garonnais a réagi, peu après 13 heures sur son compte personnel :

Dans un communiqué, le président du Conseil départemental, Pierre Camani, dit sa « stupeur, (son) émotion et (son) sentiment de révolte à la suite du nouvel attentat. La seule réponse à ces actes barbares inqualifiables, c’est l’unité et la solidarité. Les terroristes islamistes fanatisés ont pour seul objectif de nous diviser pour nous affaiblir. Ne tombons pas dans leur piège ! »
Le maire d’Allemans-du-Dropt, Émilien Roso, a également réagi mardi, en début d’après-midi. S’il s’associe à la douleur que provoque ce nouvel attentat sur le sol national, il condamne également les « inepties » et autres outrances qui vont découler de ce drame :

« Une guerre civile » pour Jean Dionis

Le premier à employer un terme que beaucoup n’osent pas encore utiliser, c’est le maire d’Agen, Jean Dionis du Séjour. Selon l’élu agenais, cet acte « nous plonge en guerre civile ».

D’autres élus réclament des comptes

D’autres élus n’ont, en revanche, pas attendu pour réclamer des comptes. En première ligne, Etienne Bousquet-Cassagne, le responsable du FN dans le Lot-et-Garonne, qui pointe l’immigration pour expliquer cet acte terroriste :

Dans un autre registre, le député du Villeneuvois-Fumélois Jean-Louis Costes (Les Républicains) s’attaque directement au président de la République. Il demande au gouvernement et à François Hollande de trouver des « solutions » :

Enfin, c’est un autre élu d’Agen, Mohamed Fellah (adjoint de Jean Dionis), qui interpelle directement les leaders de la communauté musulmane :

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